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Historique
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Le Monde diplomatique depuis 1954...
L'association Les Amis du Monde diplomatique, fondée en France le 20 mai 1995 selon la loi de 1901 (statut similaire à celui d'asbl en Belgique), a pour raison sociale de « contribuer par tous les moyens, matériels et intellectuels, au développement et à l'indépendance du journal Le Monde diplomatique » Son premier objectif a été de réunir, au sein du capital de la nouvelle société éditrice. Le Monde diplomatique s.a. , la minorité de blocage (33% des actions) permettant de protége l'indépendance de la rédaction. Ce premier objectif a pu être atteint grâce aux apports faits par les lecteurs membres des Amis du Monde diplomatique et par des rédacteurs groupés au sein de l'association Gunter Holzmann (1). Ainsi se concrétise un projet que Le Monde diplomatique poursuit depuis plus de quinze ans : mettre durablement le journal à l'abri des pressions qui, au nom du « libéralisme » économique, laminent peu à peu les libertés des citoyens. Il marque une nouvelle étape dans l'histoire de ce journal, sans doute la plus importante depuis sa fondation en 1954. Cependant, afin d'assurer au Monde diplomatique une indépendance encore plus solide, il était souhaitable de porter à 49% la part du capital détenue par les lecteurs et les rédacteurs. Ce second objectif a été réalisé fin 2000. Là ne s'arrête pas le rôle des Amis. Ils participent activement à la diffusion des idées défendues par Le Monde diplomatique. Avec ses 5 200 adhérents en 2005, avec une soixantaine de correspondants locaux en France, plusieurs associations sœurs en Europe(2), une douzaine de groupes au sud de la méditerranée, l'association organise, chaque année, plusieurs centaines de rencontres publiques, autour des thèmes développés par le journal, participant ainsi au débat citoyen, plus nécessaire que jamais, et étendant l'audience du journal (1) Gunter Holzmann, citoyen allemand, a fui les persécutions antisémites nazies, et gagné l'Amérique du Sud. En 1995, il fit don des économies d'une vie de travail à l'équipe du journal Le Monde diplomatique. (2). L'association "Les amis du Monde diplomatique - Belgique, asbl" a été fondée le 18 novembre 1998.
Le journal "Le Monde" est une institution française dans le paysage journalistique. « Le Monde » est inscrit dans l'histoire du pays comme dans celle du milieu et c'est en fait, dans le monde entier... que "Le Monde" est connu ! Sa rigueur, son sérieux, son esprit international et pourtant si typique de la France lui vaut toute la considération des élites politiques et journalistiques, tant nationales qu'internationales. "Le Monde" c'est aussi une histoire, un coup de poker, une chance née de la volonté du général Charles de Gaulle. En effet celui-ci désirait un grand journal de stature internationale. Avant "Le Monde" existait "Le Temps", un journal à parution quotidienne publié à Paris d'avril 1861 à novembre 1942. Ce quotidien est son ancêtre idéologiquement parlant, car son sérieux, son objectivité, sa qualité – due de plus à l'anonymat de ses rédacteurs journalistes – en faisait l'un des meilleurs journaux de son époque, l'un des plus respecté et l'un des plus lu. Mais "Le Temps" avait fait son temps et les Allemands avaient prononcé son interdiction. Le général De Gaulle désirait un nouveau quotidien de cette trempe, mais avec encore plus d'ambition. "Le Monde" doit de fait devenir LA référence journalistique française, pour la France et le monde ! Le général De Gaulle confie donc cette mission au journaliste Hubert Beuve-Méry (1), un journaliste qui avait enseigné le droit à l'Institut Français de Prague. D'ailleurs, jusqu'en 1956, "Le Monde" occupera les anciens locaux réquisitionnés du "Temps". "Le Monde" devient donc une société à responsabilité limitée et publie son premier numéro – une unique page, publiée le 19 décembre 1944. Hubert Beuve-Méry restera directeur jusqu'en 1969. Mais la santé financière du groupe n'est pas superbe et plusieurs fois, le quotidien manque de s'écrouler. Les salariés de l'entreprise sont également actionnaires de celle-ci. Donc en 1994, la Sarl "Le Monde" se transforme pour devenir une Société Anonyme à directoire et conseil de surveillance. Depuis lors, le journaliste Jean-Marie Colombani, entré en 1977, dirige le quotidien, qui s'est aujourd'hui largement diversifié sous le nom du groupe de presse "La Vie Le Monde", une immense pieuvre s'occupant de publications en tous genres, de journaux et de magazines comme de livres. A ce sujet, on accuse depuis quelques années la direction et donc le directeur du "Monde" de négliger l'impartialité objective du journal au bénéfice d'une recherche de profits (2). En clair, le journal est un marché, non un plus un media indépendant livrant des informations comme par le passé. Malgré cela, le chiffre d'affaire est en baisse, n'en déplaise à certains ! (1) Hubert Beuve-Méry (1902-1989) (2) Hubert Beuve-Méry, rappelait toujours : "Les faits sont sacrés, l'opinion est libre". "Un homme non informé est un sujet, un homme informé est un citoyen". "Lorsque les recettes publicitaires d'un journal dépassent 30% des recettes globales, le journal est mort". "Il faut essayer de savoir, donc être proche de ses sources sans jamais être prisonnier d'une quelconque organisation".
Nos origines : le quotidien depuis 1944...
Cinquante ans De la décolonisation à la chute du mur La naissance du Monde diplomatique coïncide avec l'émergence du tiers-monde et la conférence de Bandung. En deux décennies, un formidable mouvement d'émancipation met fin à la domination coloniale, et la défaite des Etats-Unis au Vietnam marque le refus des dominations étrangères. Parallèlement, le continent européen, divisé par la guerre froide, connaît une aspiration aux changements que n'arrêteront pas les chars soviétiques à Prague, en 1968, et qui culminera dans les réformes de la « perestroïka ». Manière de voir paraît tous les deux mois. En 100 pages, il rassemble les meilleurs articles publiés par Le Monde diplomatique sur un conflit, un continent ou une région, une question économique, sociétale ou culturelle, une période historique, etc. Editions précédentes Autres publications
C'est en mai 1954 qu' Hubert Beuve-Mery, fondateur et directeur du journal "Le Monde", décide de créer Le Monde diplomatique. Sous-titré « organe des cercles diplomatiques et des grandes organisations internationales » et tiré à 5 000 exemplaires, ce journal de huit pages entend offrir à tous ceux qui s'intéressent aux relations internationales une vision approfondie de la politique dite étrangère. Car le monde, à l'époque, évolue vite : le système des Nations unies commence à tourner à plein régime, les décolonisations s'accélèrent - conférence de Genève sur l'Indochine, début de la guerre d'Algérie, retrait des troupes britanniques de la zone du canal de Suez - et la guerre froide s'installe - rejet du traité sur la Communauté européenne de défense, réarmement de l'Allemagne, etc. Avec François Honti, son premier rédacteur en chef, Le Monde diplomatique acquiert peu à peu une personnalité autonome. Dans le contexte de l'affrontement Est-Ouest, dont il refuse l'engrenage, il suit de près, sur la lancée de la conférence de Bandoeng (1955), la naissance du Mouvement des non-alignés et s'intéresse particulièrement aux problèmes des peuples d'Afrique, d'Asie et d'Amérique latine. En janvier 1973, Claude Julien prend la tête d'un journal dont la diffusion est d'ores et déjà passée de 5 000 à 50 000 exemplaires : avec Micheline Paunet, il va porter la diffusion, en moins de vingt ans, à 120 000. C'est que le mensuel, sans renoncer à son orientation « tiers-mondiste », étend le champ de son intervention. Problèmes économiques et monétaires mondiaux, rapports de force stratégiques, conflit du Proche-Orient, crise de civilisation, regards sur les cultures y sont analysés en profondeur. Mais, surtout, loin du matraquage médiatique, le mensuel affirme une ligne éditoriale farouchement indépendante, qui conjugue esprit critique dans l'approche des sujets et rigueur dans le traitement, ne redoutant pas d'être à contre-courant et cultivant le « devoir d'irrespect ». Seul ou presque à l'époque, il dénonce le néo-libéralisme - de Margaret Thatcher à Ronald Reagan - et brosse déjà le portrait de ce que sera la société libérale. La chute du mur de Berlin en novembre 1989 et la crise du Golfe en 1990-1991 marquent, pour le journal, un important tournant. L'analyse qu'il fait, à contre-courant, de la croisade américaine lui gagne l'estime d'une nouvelle génération de lecteurs. Ignacio Ramonet a été élu directeur en janvier 1991. Tout en poursuivant la dénonciation de la « pensée unique » néolibérale et du « journalisme de révérence », le mensuel va explorer le monde nouveau qui émerge de l'après-guerre froide, avec ses terribles conflits dits « ethniques », de l'ex-Yougoslavie et le Caucase au Rwanda, mais aussi - entre autres - la révolution des technologies de l'information et de la communication, dont il propose une approche riche et contradictoire. Viennent ensuite les grandes grèves de novembre et décembre 1995, suivies trois ans plus tard de la création, à partir d'un éditorial d'Ignacio Ramonet, de l'association Attac. Avec une équipe plus étoffée, le journal poursuit sa réflexion critique sur des voies alternatives à la mondialisation libérale, affirme qu'« un autre monde est possible » et contribue aussi à la création du Forum social mondial de Porto Alegre. Son engagement dans l'après 11 septembre 2001 et la seconde guerre du Golfe vont encore accroître son influence. Dès 1996, le mensuel franchit une étape décisive dans son l'histoire : la filialisation, c'est-à-dire sa constitution en société éditrice autonome, filiale du Monde SA. En 1989, le directeur du Monde, André Fontaine, avait signé avec Claude Julien une convention garantissant l'autonomie du mensuel. Mais depuis 1996, le journal jouit d'une véritable indépendance statutaire, éditoriale et financière, à travers Le Monde diplomatique SA. Le don consenti par un antifasciste allemand exilé avant-guerre en Bolivie, Günter Holzmann, a permis au personnel du journal d'acquérir collectivement environ un quart du capital. Et, grâce aux apports des lecteurs, l'association Les Amis du Monde diplomatique a pu en acquérir également un quart. Ainsi, depuis la fin 2000, l'équipe du mensuel et ses lecteurs détiennent, conjointement, 49 % du capital du Monde diplomatique SA, soit nettement plus que la « minorité de blocage » qui protège la direction, la rédaction et la ligne éditoriale du mensuel.
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Là où le Brésil va Manière de voir paraît tous les deux mois. En 100 pages, il rassemble les meilleurs articles publiés par Le Monde diplomatique sur un conflit, un continent ou une région, une question économique, sociétale ou culturelle, une période historique, etc. Editions précédentes Autres publications
Dernière mise à jour : le 13 novembre 2010