RASSEMBLEMENT DES RESISTANCES INNOVANTES


Les Résistances Innovantes hennuyères au Mundaneum


C’est à Mons, au Mundaneum, qu’a eu lieu la deuxième réunion régionale RRI le 12 septembre dernier. Lieu emblématique qui a accueilli en 1998 une partie des archives du projet de deux juristes belges, Paul Otlet et Henri La Fontaine qui voulaient rassembler l’ensemble des connaissances du monde.

Le projet prit ensuite la forme d’une Cité Mondiale pour laquelle l’architecte Le Corbusier réalisa des plans et maquettes, projet qui par son ampleur, et utopique par excellence, ne put jamais se réaliser. Et, concours heureux de circonstances, le Mundaneum accueille actuellement une exposition « Utopia, de l’Atlantide aux cités du futur ».


C’est donc en pleine utopie que nous avons tenu réunion sur notre projet RRI…


Après une brève présentation des Amis du Monde diplomatique Belgique et du projet RRI,

nous avons bien vite abordé des sujets concrets à travers la présentation des différentes associations qui avaient répondu à notre invitation.


Culture populaire, théâtre de rue, ciné-club, logement, surendettement et lutte contre l’exclusion, projets énergétiques éthiques, formation par le travail, groupes de réflexion citoyens, une autre école, multiculturalité, défense des services publics et des biens publics mondiaux, épanouissement de personnes en difficulté par la zoothérapie, accompagnement et insertion professionnelle de personnes fragilisées en misant sur leur créativité,… nombre de secteurs que nous avons répertoriés étaient représentés.


Que pensent les participants du projet RRI et de sa faisabilité ?


Tentons une synthèse de la discussion articulée sur quelques mots-clé :


Mobilisation


Le projet est mobilisateur, et sur une idée forte.

On peut rêver ! Un obstacle majeur réside dans le fait que beaucoup ont perdu conscience du caractère innovant et révolutionnaire de leur action.

La difficulté n’est pas de trouver des associations ou des groupes de résistance innovante, mais bien de les mobiliser.


Passerelles et réseaux


Le projet est intéressant car il répond à un souci d’avoir des passerelles avec d’autres, au souci de travailler en réseau. Cela répond à une demande, à un besoin important.


Résistance


Le mot « résistance » fait fuir les jeunes et l’on sait combien il est difficile de les mobiliser. ATTAC attire les jeunes, et la majorité des participants à la marche de la « décroissance » était aussi des jeunes. Il faut inclure dans le projet des activités festives.

Si la « résistance » éloigne les jeunes, de nombreuses associations ont des craintes à exprimer leur résistance par peur des pouvoirs subsidiants. Allons plus loin, osons, lance une participante.

On fait de la résistance tous les jours, souligne un autre. On doit se battre pour subsister, surtout si on n’est pas tout à fait dans le moule souhaité.


Les attentes par rapport au projet


Il a été dit que le projet prendrait la forme d’un « grand salon » rassemblant 2 à 300 initiatives de résistance innovante. Le mot « salon » a fait réagir quelques participants, car trop proche du cliché de salon commercial. Le terme sera désormais exclu pour ne pas entretenir de confusion.

Mais quel en sera le contenu ? De quoi va-t-on débattre ?

Conçu au départ pour se dérouler deux journées, la première permettant une horizontalité entre les associations venues de multiples secteurs et la seconde s’ouvrant au public, en priorité les jeunes. Mais il faut proposer un contenu plus précis.

Le projet RRI est porté par les Amis du monde diplomatique. Ce n’est pas un hasard car c’est un journal d’opinion de gauche et certains souhaitent qu’à cette occasion ait lieu un débat sur les traductions politiques des résistances.


Faire connaître le projet et le réussir


Il faut se mettre tous ensemble, unir nos forces, pour réaliser le projet.

La diffusion est encore insuffisante.

Un participant souligne la nécessité d’aller à la rencontre des associations. Mais ce travail est colossal…

Ceci dit, il existe déjà des réseaux et il faut s’appuyer sur eux pour faire circuler l’information.

Il existe aussi un projet de Télévision du monde : ne serait-il pas opportun de l’associer ? car il faut informer un maximum de gens et avoir un message efficace qui touche le plus de monde possible


Et on se quitta sur la proposition très concrète et bienvenue d’animateurs du Théâtre Action d’organiser dans le cadre du projet 5 jours de théâtre. Et sur la suggestion d’organiser des animations en des lieux décentralisés, telle une maison médicale.


Promesse est faite de non seulement garder le contact, mais de les développer, chaque organisation présente s’engageant à en contacter d’autres.


Prochaine étape : Bruxelles, le 25 octobre 2007.


N.S.



 


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